vendredi 17 décembre 2010

Marcela Moscol Olivera


Ce livre présente les résultats de quatre années de recherches sur les Andes de l’Equateur (Réserves de Guandera et El Angel, Province de El Carchi). L’étude de la végétation forestière et de steppe montagnarde (“páramo”)  actuelle tout comme l’analyse des pollens fossiles (témoins de la flore et des conditions climatiques passées) ont permis de reconstruire l’histoire des fluctuations altitudinales de la limite supérieure de la forêt dans le Nord de l’Equateur pendant les trois derniers millénaires. L'ensemble des résultats permet de faire le point sur le rôle de l’homme dans l’étendue actuelle de la forêt de montagne, vue son abrupte limite supérieure caractéristique du paysage de la réserve Guandera. Contre toute attente, l’hypothèse selon laquelle la forêt montagnarde naturelle devrait atteindre les 4100 m d’altitude et aurait été fortement réduite à cause de l’impact humain est rejetée en faveur d’une limite supérieure naturelle de la forêt n’ayant jamais surpassé les 3700 m d’altitude pendant les derniers 3000 ans. Le remplacement de la végétation naturelle du páramo par des plantations d’essences exotiques, notamment de pin et d'eucalyptus (dans le cadre du protocole de Kyoto) au dessus des 3700 m est donc nuisible pour cet écosysthème naturel porteur d'une grande richesse écologique et d'une extraordinaire biodiversité.

Achevé d'imprimer sur les presses de AQUIPRINT - Soutenance Thèse à Amsterdam en Décembre 2010 par Marcela Moscol Olivera

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