mardi 30 novembre 2010

L'embarquement pour Cythère

À l'instar du tableau de Watteau, ce monologue - écrit entre 2002 et 2008 - est un débarquement, un terminus: le personnage regarde en arrière et ne changera plus.

Une vieille dame met le doigt sur de bonnes questions, mais ses réponses sont pareilles à une horloge arrêtée qui donne l'heure juste deux fois par jour.

Avec le temps qu'il lui reste, faut-il qu'elle se dépêche pour en faire le plus possible ? ou, au contraire, ralentir au risque de s'ennuyer ?

Elle croit souffrir de solitude, mais en fait elle s'ennuie.

Elle croit être déprimée, mais en fait elle est malheureuse.



Son diagnostic étant erroné, c'est sans espoir, mais pas désespéré, car le texte est drôle et le personnage, toujours « sur le fil », funamburlesque.

Deux vieilles dames ayant lu la pièce ont trouvé que ça leur faisait penser, l'une à sa sœur, et l'autre à sa voisine: « C'est tout à fait ça ! »

Aucune ne s'est reconnue, mais elles ont reconnu quelqu'un. Ce qui est encourageant. A force de reconnaître quelqu'un d'autre, quelqu'un finira par apprendre que quelqu'un l'a reconnu.


« Ma tante Jaja, 80 et quelques années au compteur, a adoré "L'Embarquement pour Cythère". Elle l'a lu au lit, en se retrouvant, elle et ses amis de voyage, très bien dedans. Ça l'a fait tellement rigoler qu'elle l'a fait lire à toutes ses voisines ! »

Céline Aucher, journaliste, La Charente Libre

« Ta vieille dame a bien compris que la vie est un voyage solitaire. Chacun est emprisonné dans l'absolu de son moi. Qu'on se le dise ! Ça donnera l'impression d'être moins seul. »

Jean-Michel Terdjman, philosophe, auteur de La Mouche du Coche

 

L'auteur vit en Colombie Britannique, sur l'île de Vancouver
Achevé d'imprimer sur les presses de Aquiprint.
Auto-edition de ALBORAN


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